Par un heureux revirement du destin, la formation texane culte Spirit Adrift a été recrutée à la toute dernière minute, juste avant le début de la tournée 2026 du magazine Decibel, afin de remplacer le groupe italien death métal Fulci, forcé de déclarer forfait au dernier moment. Ceci nous a donc permis de voir et d’entendre pour la toute dernière fois le fantastique projet heavy métal du chanteur et guitariste Nate Garrett, Spirit Adrift, qui a malheureusement décidé de mettre un terme à son groupe phare au début de cette année, et cela après un ultime et merveilleux dernier album, Infinite Illumination, ainsi qu’une courte tournée de concerts d’adieux avec une formation cependant réduite à quatre musiciens.
Nous avons donc eu ce privilège de voir et entendre pour une ultime fois le quatuor au Théâtre Fairmount le 28 mai dernier. Armé de sa bonne vieille Les Paul Custom 1972 (dont nous avions longuement discuté Nate et moi lors de notre interview de 2022 🤣), le sympathique Texan d’adoption nous a non seulement interprété 3 morceaux de son dernier opus (Born in a Bad Way, Window Within et Buried in the Shadow of the Cross), mais aussi des pièces de bravoure et favorites de ses fans telles que Sorcerer’s Fate, Spectral Saviour, Hear Her et Ride Into the Light. Une prestation évidemment courte, mais qui va rester gravée dans l’esprit des fans de cette formation malheureusement décédée trop prématurément.
Faisait aussi partie de l’affiche cette année le super trio de San Francisco Necrot qui, encore une fois, est venu cimenter leur réputation de « bêtes de scène » avec le sympathique et énergique chanteur bassiste Luca Indrio à leur tête qui, fidèle à son habitude, a viré la place à l’envers en moins de deux avec son énergie et son dynamisme débordant. Bénéficiant d’une sono d’enfer, le groupe a interprété deux morceaux de chacun de leur trois albums studio en ouvrant avec la pièce Empty Hands, en plus de jouer les titres Into the Labyrinth et Rebirth in Chaos, et cela sans oublier leur classique Drill the Skull.
La soirée avait débutée en force avec la jeune formation Blood Monolith de Washington D.C. dont la batteuse, Nadia Tydings-Lynch, en a impressionné plus d’un de par sa virtuosité et son aplomb.
Évidemment c’était le fameux quatuor québécois Cryptosy qui était au sommet de l’affiche et que le public montréalais a accueilli avec – bien sûr – grand enthousiasme.
Une très belle soirée!
Texte, photos et vidéos: Alain Lefebvre





Necrot


Blood Monolith
