Castle Rat étaient de retour à Montréal pour la quatrième fois en deux ans. Cette fois-ci en vedette dans un auditorium plus vaste que précédemment, dans un Théâtre Beanfield qui affichait salle comble.
Un concert complet surtout basé sur leur excellent deuxième album, The Bestiary, que le quatuor new yorkais a joué presque entièrement, sinon les morceaux Wolf II, Summoning Spell, Sun Song et Phoenix II. La bande de Riley Pinkerton a débuté en force avec Phoenix One avant d’enchainer avec le puissante Dagger Dragger du premier album, Into the Realm. D’ailleurs, de leur premier opus nous avons eu droit aux pièces Feed the Dream, Fresh Fur et Cry for Me au rappel, en plus de solos par tous les musiciens du groupe, en commençant par celui du bassiste, The Plague Doctor, puis celui du Count qui en a impressionné plus d’un de par son incroyable virtuosité. Le solo de batterie du Druid a aussi été absolument fantastique et un des points d’orgue du concert.
La très puissante Wizard a suivi comme troisième morceau et a mis le feu à la salle, tout comme la suivante, Wolf I.

La Rat Queen était particulièrement en voix et on a introduit de nouveaux personnages au spectacle qui ont amusé beaucoup l’auditoire. Bien sûr, l’éternel combat entre le bien et le mal (la Rat Queen affrontant la Rat Reaperess à la fin du concert) a eu lieu évidemment, mais on a aussi ajouté de nouveaux éléments qui font que, malgré le fait que j’ai assisté à chacun de tous leurs concerts à Montréal, je n’ai jamais l’impression de revoir toujours le même spectacle la même affaire. Ce fut donc encore une fois un concert fantastique du quatuor de Brooklyn, très énergique et avec une exécution musicale de haut niveau, sur une sono absolument parfaite.










Toutefois, alors qu’un groupe devient de plus en plus populaire et que son auditoire grandit, cela annonce invariablement aussi « l’arrivée des abrutis » et, malheureusement, Castle Rat n’y échappent pas eux non plus. Ce qui fait que deux ou trois « crétins des Alpes » ont ruiné l’expérience de plusieurs spectateurs au parterre de par leur manque de savoir vivre, de retenue et, carrément, d’aptitudes sociales de base. C’est dommage, mais c’est malheureusement la vie…

C’est l’excellent groupe heavy métal gothique Unto Others de Portland en Orégon qui précédait Castle Rat sur l’affiche. Ils ont donné une très solide prestation
en pigeant dans leurs chansons les plus mémorables de leurs trois albums parmi lesquelles: Give Me the Night, Butterfly, Nightfall, Jackie, No Children Laughing Now et, surtout Heroin qui a été le sommet du concert.
Un puissant showmanship et une solide exécution musicale ont fait de cette prestation un merveilleux moment.






Les amateurs de Dungeon Synth ont été comblés en début de soirée par la prestation de Wraith Knight qui a interprété quatre morceaux de ses deux albums, Deep in the Dungeon of the Dragonlord de 2022 et son tout nouveau paru cette année, Of Arcane Magic & Forbidden Knowledge: The Necromantical Passage.

