Castle Rat au Centre Bell

Castle Rat étaient de retour à Montréal samedi le 2 mai dernier, seulement huit mois après leur passage triomphal de septembre dernier au Piranha. Mais cette fois-ci le quintet de Brooklyn se produisait sur la scène du Centre Bell en première partie d’Amon Amarth. Première constation: la grande scène de cet amphithéâtre majeur leur va à ravir et le passage pour le quintet à des tournées d’arénas leur va très bien puisque, dès les premières notes, ils ont su sérieusement s’imposer au public. Évidemment, le groupe n’a pas plu à tous les fans d’Amon Amarth ou de à ceux de death viking, mais cependant la majorité de l’auditoire les a accueillis avec grand enthousiasme.

Je devais interviewer la chanteuse Riley Pinkerton, la Rat Queen, au Centre Bell au début de l’après-midi de la journée du concert, mais vingt minutes avant que je n’arrive à la porte, la relationiste de Castle Rat m’a informée que la Rat Queen s’était levée malade ce matin-là et que le médecin lui avait recommandé de garder le silence toute la journée et de ménager sa voix afin d’être en mesure de pouvoir chanter ce soir-là. Pas de soucis, je me suis donc entretenu à la place avec le sympathique guitariste virtuose Franco Vittore, The Count, avec lequel nous avons discuté entre autres de la transition que la formation a effectuée dans les derniers mois, passant de concerts dans des salles de spectacles plus intimes et des théâtres, à celui de « premières parties » pour des groupes majeurs dans de grands arénas. Nous avons aussi parlé du concept du groupe, de leur musique, leurs projets futurs, ainsi que de son set up de guitares et de technique. Cet après-midi-là j’ai aussi eu le plaisir de rencontrer Charlie Ruddell, le « Plague Doctor » et bassiste du groupe, lors de cette entrevue qui sera diffusée intégralement le 15 mai à Rock Classique.

Malgré cette extinction de voix qui a rendue le ton de Riley un peu plus rauque que d’habitude, la « Rat Queen » a donnée une formidable prestation tout au long du concert qui a débuté avec la pièce Dagger Dragger tirée du premier album de Castle Rat (regardez la vidéo ici) qu’ils ont enchaîné avec le morceau Wizard pendant lequel on a pu admirer toute la virtuosité à la guitare du Count (voir vidéo ici). Ce fut suivi des pièces Siren et Serpent avec lesquelles le quintet de Brooklyn a clôturé cette courte, mais absolument époustouflante prestation. On a hâte de les revoir cette fois-là en vedette sur une autre grosse scène pour un spectacle complet.

Texte, photos et vidéos: Alain Lefebvre

Riley Pinkerton, la Rat Queen

Et puis, surgissant soudainement des ténèbres… le Castle Rat lui-même!

La Belle apprivoise rapidement la Bête…

La Rat Queen et le Plague Doctor (Charlie Ruddell)

Franco Vittore, The Count