Une soirée absolument hallucinante pour les amateurs de Doom et de Rock psychédélique avec deux formations les plus fantastiques du genre soit les italiens de Messa et les anglais de Uncle Acid & the Deadbeats dans un Théâtre Beafield qui affichait complet.
Le quintet de Padoue a débuté les hostilités à 20h00 pile avec le morceau Fire on the Roof qui a tout de suite mis la table pour une performance musicale hors pairs. La voix de Sara, d’une grande puissance et pureté a immédiatement séduit l’auditoire et la virtuosité et l’élégance du jeu du guitariste Alberto en ont impressionné plus d’un.

Appuyés par une section rythmique incroyablement solide constituée du bassiste claviériste Mark Sade et du batteur Mystyr, le quatuor a par la suite attaqué les morceaux At the Races (une excellente version!), puis The Dress au cours duquel la chanteuse claviériste d’Uncle Acid & the Deadbeats, Rachel Burnett, est venue faire un solo de saxophone pendant la merveilleuse partie jazzy du morceau.

Ont suivis les pièces Immolation, la fantastique Reveal et Thicker Blood au grand plaisir de la foule compacte. Messa ont clôturé leur prestation avec le seul morceau du concert qui n’était pas tiré de leur excellent quatrième et dernier album, The Spin de 2025, soit la pièce Rubedo de leur précédent opus, Close, de 2022.
















Puis ce fut au tour de Uncle Acid & the Deadbeats de prendre la scène d’assaut avec le morceau Mt. Abraxas de l’album Mind Control de 2013. Une entrée en matière très énergique et puissante à l’instar du concert qui allait suivre. Beaucoup de headbanging enthousiaste dans la foule qui occupait le parterre, du début à la fin avec en fond des projections d’images des plus psychédélique et un jeu de lumières digne du Fillmore West de la fin des années 1960. La bande du chanteur guitariste K.R. Starrs en a mis plein la vue et les oreilles des montréalais.









Le quintet a fait un remarquable tour de sa carrière en jouant des morceaux de tous leurs albums à partir de Blood Lust jusqu’au tout nouvel opus, Shapes of Midnight paru il y a quelques semaines à peine. D’ailleurs, les trois nouveaux morceaux que les cantabrigiens en ont interprétés, Don’t Let It Control You, House By the Grave et, particulièrement la pièce titre, on cartonnés avec le public présent.




Parmi les moments forts du concert notons: Death’s Door, Ritual Knife, Pusher Man, Memory Lane et, surtout, Bedouin au milieu du concert, qui en a été le point d’orgue à mon avis. « L’oncle Acide » a clôturé la prestation avec les morceaux I’ll Cut You Down et No Return qui ont pleinement satisfait le public qui est reparti tout à fait rassasié.

Soulignons en passant l’excellent travail des techniciens à la console qui ont fourni à l’auditoire une extraordinaire et une puissante qualité sonore tout au long de la soirée. Mémorable!