ProgStorm Fest 2026 (Jour 3) – Reportage photo et vidéos

L’état de la circulation sur nos routes ne s’étant vraiment pas amélioré pour la journée du dimanche, nous avons été – encore une fois – coincés sur de nombreux (absolument incroyables!) ralentissements sur l’ïle de Montréal ainsi que sur les autoroutes 20 et 40, ce qui nous a empêchés d’assister aux concerts des deux premières formations qui se produisaient lors du Jour 3 du ProgStorm Fest 2026, soit le projet musical Sky Passage du québécois Mathieu Cossette, ainsi que le quatuor montréalais Heaven’s Cry.

Heureusement nous avons pu assister au spectacle du quatuor métal progressif de Caroline du Nord Nospūn dont la performance nous a tout à fait ravi et dont le premier album, intitulé Opus paru en 2023, nous avait beaucoup plu.

Évidemment, l’intégralité du concert était basé sur ce premier « opus », à l’exception du morceau Life, The Universe, and EvIerything, celui-là tiré de leur dernier EP, Ozai, paru l’année dernière et sur lequel le chanteur Chad Bernatchez de Voidchaser est venu porter main forte au quatuor (comme on peut le voir sur la photo ci-dessous et dans la vidéo suivante).

Les quatre hommes ont conclu leur spectacle avec la longue pièce Within the Realm of Possibility qui a conquis l’auditoire.

Parmi les groupes que j’avais particulièrement envie de voir lors du ProgStorm cette année se trouvait la formation californienne Dawn of Ouroboros dont la musique a trouvé auprès de moi une résonance tout à fait particulière. Avec à leur tête l’extraordinaire chanteuse Chelsea Murphy, authentique force de la nature, le quintet nous a fortement impressionné et a délivré tout simplement la meilleure prestation de la journée.

Avec leur symbiose de death et de black métal atmosphérique progressif, les musiciens ont fait une très forte impression sur le public.

https://youtu.be/aYJEGd-Am0Y

Véritable tempête sur scène, la blonde vocaliste est une frontwoman parfaitement accomplie qui a livré une performance hautement explosive et électrisante au plus haut point.

Chelsea est une véritable bête de scène et assurément que son passage n’est pas près d’être oublié par le public montréalais amateur de prog…

Le quatuor de Boston Wilderun a eu la très lourde tâche de suivre cette tempête blonde qui a totalement ravagé le public. Néanmoins, les quatre hommes sont arrivés à tirer fort bien leur épingle du jeu en donnant une très bonne performance grandement appréciée des amateurs de métal prog intelligent à tendances folk et progressives et qui n’est pas sans rappeler légèrement Opeth.

https://youtube.com/shorts/QPNqg_MPA_E

Les quatre hommes, à la bonne humeur contagieuse, ont rallumé l’enthousiasme du public avec une telle ferveur que leur concert est devenu un des plus mémorables du ProgStorm 2026. Ils ont clôturé leur prestation avec les fantastiques morceaux The Tyranny of Imagination et Oh Resolution!

Le concert de Montréal représentait malheureusement le dernier avec Wilderun pour le bassiste David Müller (ci-dessous à gauche) qui a décidé de quitter le groupe (cependant en très bons termes) pour se consacrer à d’autres projets personnels. On ne connaît pas encore qui sera son successeur pour le moment.

Comme le cliché le dit, toute bonne chose a une fin, et c’est la formation rock progressive britannique Pure Reason Revolution qui a clôturé le ProgStorm 2026. Le quatuor anglais, dirigé par le chanteur guitariste Jon Courtney et la chanteuse claviériste Chloë Alper fait un mélange de prog avec des textures électroniques modernes basé sur des influences aussi diverses et variées telles que Pink Floyd, Porcupine Tree et même… Nirvana.

Sur des harmonies vocales absolument célestes qui évoquent parfois (curieusement) celles de Fleetwood Mac ou Jefferson Starship, le groupe nous entraîne dans une atmosphère éthérée, parfois sombre mais souvent très lumineuse.

https://youtu.be/KCdHiYAkeRU

En conclusion, en tant que fins amateurs de métal progressif, nous avons passé une fin de semaine absolument savoureuse et nous avons déjà hâte à la prochaine édition en 2027.

Textes: Alain Lefebvre

Photos et vidéos: Alain Lefebvre et Milo Lefebvre